Our Great Families - The Parents
and JEANNE BADEAU (1631-1706)
This patronym which means
"allied by blood" was represented for the first
time in New-France by Pierre Parent. He was born between
1610-1626 (his age is listed as 50 in the 1667 Beaupré Census and 55 in
the 1681 Beaupré Census!).
When and why did Pierre Parent embark for
The year 1654 documents Pierre Parent's determination to be
definitively established in
The bridal ceremony takes place
with the manor of the lord Robert Giffard,
with father Barthelémi Vimont
officiating. Their first child, Marie, is born in 1655 and,
over a thirty year period, Jeanne Badeau
will give rise to 18 children: 14 boys and four girls. The most
remarkable event of the life of the couple is the surprise birth,
in 1674, of triplets which were going to be called "the twins of
If the Parent family profits from the royal assistance, they
initially count on the resources of the father. In addition
to the trade of "laboureur et
habitant" (ploughman and inhabitant), he adds that
of butcher. He is seen buying oxen and trading in the meat market
of
This is not the last time that Pierre Parent finds himself
before the court. In 1665, the genealogist
Alphonse-M. Parent recounts, an alcohol dispute brought our
ancestor back into court where, this time, he holds the role of
defendant. Facing a charge of public intoxication, it seems that
he did not drink but not only tried to stop a quarrel between his
servant and another man. Whether he acted properly
or not in that instance, it seems certain that Pierre Parent
did not speak prudently in his testimony, because on
Jeanne had also her moments of outspokenness. Her husband
generally delegated to her the overseeing of his interests in
various businesses. As a result, in 1677 she inherits the
difficult problem of defending their rights
involving a butchery stall which
Pierre Parent died on
SOURCE: Nos Racines: l'historie
vivante des Québécois, Chapitre 10, Troisième couverture. St-Laurent, Québec: Les Éditions Transmo,
Inc., 1979.
Nos grandes familles : Les
Parent
Ce patronyme qui signifie "allié par le sang" a
été représenté pour la première fois en Nouvelle-France,
par Pierre Parent. Né vers 1626, à Montagne-sur-Gironde,
en Saintonge, on le retrouve près de Québec où, le 7 avril 1651,
il fait l'acquisition d'une terre prise dans la seigneurie Notre-Dame-des-Anges, appartenant aux pères jésuites.
Quand et pourquoi Pierre Parent s'embarque-t-il à
destination de l'Amérique? La réponse à cette
question n'a jamais été donné, mais il
est permis de croire que l'ancêtre vint d'abord au pays comme engage
et, qu'à l'expiration de son contrat, il s'installe à proximité
de ses compatriotes. En 1652, Pierre Parent envisage la possibilité
de s'établir sur la côte de Beaupré. Il y achète d'ailleurs
une terre située à la frontière de Sainte-Anne-de-Beaupré et
du Château-Richer. En 1653 pourtant, il cède la coupe
du bois à Gilles Racon et vend la
modeste habitation qui y est construite au Québecois
Mathieu Hubou.
L'année 1654 nous montre Pierre Parent determine
à s'établir définitivement à Beauport. Le 2 février, il signe
avec Jeanne Badeau,
la fille de son voisin Jacques, le contrat fixant leur marriage
au 9 février suivant. La dot de la jeune fille de 16 ans est
de 300 livres. Les deux-tiers de cette somme sont
intégrés à la communauté des biens meubles et
immeubles "suivant la coutume de Paris" pendant que le
dernier tiers devra être considéré comme la propriété
exclusive de Jeanne.
La cérémonie nuptiale a lieu au manoir du seigneur Robert
Giffard et l'officiant est le père Barthelémi
Vimont. Leur premier enfant, Marie,
naît en 1655 et, sur une période de trente ans, Jeanne Badeau
donnera naissance à 18 enfants : 14 garçons et quatre
filles. L'événement le plus remarquable de la vie du couple
est la naissance surprise, en 1674, de triplets qui
allaient être surnommés "Les jumeaux de Beauport". Ces
naissances font brusquement passer de dix à
treize le nombre des enfants. S'il y a plus de bouches à nourrir, Pierre
et Jeanne ne sont pas les seuls à y contribuer. Depuis le 12 avril
1670, un édit royal accorde certains bénéfices aux familles nombreuses
dont les enfants vivants ne se tournent pas vers l'Église,
mais contribuent à grossir les rangs des Canadians en
se mariant. Ainsi, Louis XIV "étant et son conseil,
a ordonné et ordonne qu'à l'avenir, tous les habitants dudit pays
qui auront jusqu'au nombre de dix enfants vivants, nés en
légitime marriage, non
prêtres, ni religieux ni religieuses, seront payés en deniers que
Sa Majesté envoyera audit pays, d'une pension de
trois cents livres par chacun par an, et ceux qui en auront
douze, de quatre cents livres".
Si la famille Parent bénéficie de l'aide royale; elle compte
d'abord sur les resources du père.
Celui-ci ajoute au métier de laboureur et habitant,
celui de boucher. On le voit, achetant des boeufs dont il fait
le commerce de la viande au marché de Québec, et à Beauport. Spécialiste
des bestiaux, Pierre Parent est quelquefois sollicité pour
évaluer la qualité de certains animaux. Il témoigne devant le Conseil
souverain, au mois de mars 1664, dans une cause opposant la veuve
de Guillaume Couillard et Mathieu Hubou.
Ce n'est pas la dernière fois que Parent se retrouve devant
la cour. En 1665, rappelle le généalogiste Alphonse-M. Parent,
une affaire d'alcool ramène l'ancêtre en cour où, cette fois, il
tient le rôle d'accusé.
Accusé d'ivresse, il semble qu'il n'ait pas bu mais seulement
tenté d'interrompre une querelle entre son valet et un autre
homme. Qu'il ait du bon ou non, it semble certain que
Pierre Parent n'avait pas la langue dans sa poche, car le 4
mai 1665, à l'issue de l'audience de la cause précédente, on depose une plainte contre lui parce qu'il
aurait proféré "quelques insolences (…) contre
l'honneur et le respect du Conseil".
Jeanne avait aussi son franc-parler. Puisque son mari la
déléguait généralement pour defender ses intérêts en diverses
affaires, c'est elle qui hérite, en 1977, d'un
dossier brûlant, celui de l'étal de boucherie que possédait
Pierre, à Québec, depuis le 30 août 1962. Le governeur
de Frontenac, passant outre à la concession faite à Pierre douze
ans plus tôt, ordonne que dorénavant les bouchers paient un loyer
pour l'utilisation des étals. Un jugement rendu par la Prévôté de
Québec donne raison à Parent qui refuse de perdre son privilège, mais
cette décision est renversée par le Conseil souverain. Les arguments
invoqués par Jeanne Parent, dans le texte qu'elle adresse pour
sa défense au Conseil, valent à son mari l'avertissement suivant
: "Et que défenses soient faites audit Parent de parler à l'avenir
si immodérément comme il l'a fait par son esprit de réponse."
Pierre Parent mourut le 5 août 1698, laissant Jeanne et 17
enfants. Jeanne Badeau, à laquelle
on donne quelquefois le nom de Badeaude, fut
inhume huit ans plus tard aux côtés de Pierre, au cimetière de Beauport.
L'ancêtre, qui ne savait ni lire ni écrire et qui signait toujours
de sa marque, avait gravi un à un les echelons
de la petite société qui était la sienne. En 1683, son travail,
son mérite personnel et sa progéniture lui valaient enfin le
titre de "bourgeois de Québec".
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